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la maison
44 RUE FRANÇOIS 1ER

Depuis la création de la maison de couture après-guerre par Pierre Balmain, le siège, situé au numéro 44 de la rue François 1er,, n’a pas bougé. Mais a évolué, comme la maison, avec les décennies. Jusqu’aux transformations entreprises par l’architecte Joseph Dirand en 2009, qui avait alors souhaité rendre hommage à l’identité originelle du lieu, donc du fondateur.

Paris, après-guerre

C’est au numéro 44 de la rue François 1er, au premier étage d’un hôtel particulier du 8ème, que le jeune Pierre Balmain, ancien assistant de Christian Dior et d’Hubert de Givenchy, décide d’installer les quartiers généraux de sa toute nouvelle maison de couture

Dans cet appartement reconverti en atelier, il dessine sa première collection personnelle, à l’automne 1945. La salle de bain fera office de studio, avec, en guise de bureau, une simple planche de bois posée en travers de la baignoire. La cuisine servira de remise à tissus. Et les seize couturières devront s’accommoder de quinze tabourets; la dernière arrivée se contentant d’un porte-parapluie.

Rapidement, le jeune créateur entreprend la réhabilitation de l’espace. Il entend bien donner à ce vieil appartement la forme qu’il mérite, à l’image du prestige grandissant de la maison. Tons aigues-marines et moulures blanches aux murs, longs rideaux en lin blanc mercerisés sur les grandes fenêtres, cabriolets Louis XVI pour recevoir les clients ; seuls les plafonds où chahutent des chérubins, peints à la fin du 19ème par la princesse de Broglie, sont conservés.

Le destin du bâtiment suivra celui de la maison ; chaque nouveau créateur y apportant sa patte, modernisant au fil des décennies l’hôtel particulier suranné, apposant tons plus clairs, moquettes design ou éclairages intenses.

La transformation de 2009

Lorsque Joseph Dirand se lance en 2009 dans la rénovation de l’espace historique de la maison, il prend un parti-pris qui en surprend plus d’un : « Je pense que l’on attendait de moi que j’imagine un intérieur qui reflétait directement le style artistique de la maison à ce moment là, dans la lignée de la collection et des accessoires, se rappelle l’architecte, Mais j’ai jugé qu’il était plus pertinent d’installer la nouvelle identité de Balmain – moderne, sexy, luxueuse – dans le contexte originel et historique de la maison, intrinsèquement lié à ce lieu et à son fondateur. »

Il fait appel à des artisans pour restaurer les parquets d’origine, se lance dans la rénovation des moulures, et s’inspire des plus somptueux châteaux français du 18ème pour récréer certains motifs ou mosaïques.

Aujourd’hui, c’est un imposant escalier qui accueille les visiteurs, les mène à l’étage, dans la grande salle de réception ou dans les salons plus confidentiels. Trois motifs abstraits se reflètent en miroir au sol, mettant en perspective la nouvelle modernité de la maison avec l’originelle élégance aristocratique des lieux. Le mobilier a quant a lui été choisi parmi les plus grands noms du design français des années 1940 – Gilbert Poillerat, André Arbus, Jean Royère. Une collection que Pierre Balmain, en grand défenseur des talents de son époque, aurait sans aucun doute beaucoup appréciée.